Prises de position, retours d'expérience et analyses du marché : les interventions d'Elodie Thorent, fondatrice de Find Your Talent, sur le recrutement marketing, communication et digital.
« Ne me présentez pas de profils open to work. »
C'est une phrase que nous entendons encore régulièrement.
Derrière, il y a souvent une idée reçue : un bon candidat serait forcément déjà en poste, et un profil ouvert aux opportunités serait automatiquement moins attractif.
Sur le terrain, la réalité est bien plus nuancée.
Un candidat disponible n'est pas un candidat faible.
Fin de mission, réorganisation, repositionnement, choix personnel : les raisons sont nombreuses et souvent parfaitement légitimes.
À l'inverse, être en poste ne garantit ni la pertinence, ni la performance.
Ce qui compte réellement :
Pas la petite mention « Open to Work » sur LinkedIn.
Fermer la porte à certains profils pour de mauvaises raisons, c'est souvent passer à côté des meilleurs talents.
Le bon recrutement commence par une évaluation juste, pas par un filtre automatique.
Le statut ne fait pas la valeur.
Le bon talent n'est pas celui qui semble parfait sur LinkedIn, mais celui qui répond réellement au besoin.
Et c'est souvent là que la différence se joue.
Pendant longtemps, le freelance était perçu comme une solution de secours : quand quelqu'un part, quand l'équipe déborde, quand il faut gérer l'urgence.
Aujourd'hui, ce modèle a changé.
Les entreprises les plus agiles utilisent les freelances comme un levier stratégique, pas comme un dépannage.
Le bon freelance n'est pas une alternative au CDI. C'est souvent la meilleure réponse à un besoin précis.
SEO, CRM, motion design, stratégie social media, acquisition, IA…
Certaines expertises sont trop spécifiques, trop urgentes ou trop évolutives pour justifier un recrutement permanent.
Le freelance permet d'intégrer rapidement un profil senior, autonome et déjà performant. Sans période d'adaptation longue.
Toutes les entreprises n'ont pas besoin d'un poste à temps plein. Certaines ont besoin :
Le freelance permet cette flexibilité sans alourdir la structure.
Un freelance arrive sans historique interne, sans habitudes, sans inertie.
C'est souvent ce regard extérieur qui permet d'accélérer une décision, de challenger une organisation ou de faire avancer un projet bloqué.
Et cette valeur-là est souvent sous-estimée.
La bonne question est : de quoi votre équipe a-t-elle vraiment besoin ?
Le bon choix commence là.
Le freelance n'est plus un plan B.
C'est un levier de performance.
Et les entreprises qui l'ont compris recrutent souvent mieux — et plus vite.
Beaucoup de freelances recommencent à prospecter uniquement quand une mission se termine.
C'est souvent là que commencent le stress, les mauvais choix et les périodes creuses.
Le vrai sujet n'est pas de prospecter plus. C'est de prospecter mieux — et surtout plus tôt.
Le pipeline ne se construit pas dans l'urgence.
Attendre la fin d'une mission pour relancer son réseau, c'est souvent s'exposer à un trou d'air évitable.
Un message, un café, une relance simple : parfois, cela suffit à créer la mission suivante.
Le bon rythme n'est pas quotidien. C'est une habitude régulière.
Prospecter sous pression pousse souvent à accepter les mauvaises missions : mauvais client, mauvais timing, mauvais tarif.
Prendre du recul permet de mieux choisir :
Le freelance durable se construit dans ces arbitrages.
Les freelances qui avancent bien ne sont pas toujours les plus visibles.
Ce sont souvent ceux qui entretiennent leur réseau dans le temps. Pas quand ils sont en difficulté. Quand tout va bien.
C'est là que se créent les meilleures opportunités.
Être freelance, ce n'est pas seulement bien faire son métier. C'est aussi savoir entretenir son activité.
Oui, vous êtes freelance. Mais vous êtes aussi votre propre business developer.